Arnaque en Argentine, le piège à tranceux

Lorsque je voyage, ma route est jalonnée par des festivals de trance. L’Amérique du Sud offre des paysages à couper le souffle et une spiritualité profonde propices à ce genre de rassemblement. C’est ainsi que je me suis retrouvée à danser dans la Vallée Sacrée du Pérou, non loin de Cuzco et du Machu Picchu, avec des condors qui volaient au dessus de ma tête.

Mais tout ne se passe pas toujours aussi bien et il y a souvent de gros problèmes d’organisation ! Pour t’éviter de tomber dans le même piège que moi, je vais te raconter ce qui s’est passé la dernière fois que j’ai voulu faire la fête en Argentine.

Vendeurs de rêve

J’ai passé les trois premières semaines de mon séjour en Argentine à Puelches, petit village de 600 habitants au cœur de La Pampa. (Pour en savoir plus : Premiers pas en Argentine, trois semaines d’immersion dans la Pampa) Clairement, je m’ennuyais et j’avais très envie de danser ! J’ai profité d’une des rares wifi du village pour aller faire un tour sur goabase.net en espérant qu’un festival de trance aurait lieu dans le coin prochainement. Je suis tombée sur le KURUPUTO (c’est le nom de l’un des fleuves de la région), un rassemblement prévu un mois et demi plus tard dans la province voisine de Cordoba.

Six jour de musique électronique dans un des sites les plus mystiques d’Argentine : Capilla del Monte. Le rêve !! Je visite leur événement Facebook et suis séduite par le graphisme, la line up et la programmation d’ateliers tous plus intéressants les uns que les autres. L’organisateur, José Roberto Gomez Catala, nous invite à cette « rencontre d’êtres libres » et Facundo et moi décidons d’y participer.

Quand le doute s’installe

Le prix des entrées augmente rapidement et nous les achetons sur internet pour ne pas payer le plein tarif. J’envoie un message à l’organisateur qui me dit que nous les recevrons par mail. J’attends et, après une semaine sans nouvelles, je commence à m’inquiéter mais José ne répond plus. Ce n’est qu’au bout d’un mois, et après qu’on ai bombardé la page de l’événement de commentaires interrogatifs, que l’on nous répond enfin. On nous envoie la photo des entrées qui nous sont attribuées et nous devrons nous présenter aux portes du festival avec nos pièces d’identité.

La douche froide

Changement de site et annulations

Il pleut beaucoup durant les jours qui précèdent le festival et les organisateurs annoncent un changement de site de dernière minute car l’ancien est impraticable. Ils déclarent alors que, faisant face à de multiples problèmes logistiques, ils se voient dans l’obligation d’annuler le passage de près de la moitié des DJs, dont les plus connus. Beaucoup d’ateliers tombent également à l’eau et les intervenant se plaignent de problèmes d’organisation.

Nous décidons quand même de nous y rendre car nous avons nos entrées et nous ne sommes pas loin du nouveau site.

Une arrivée compliquée

Après avoir galéré un moment avant de recevoir le point GPS, nous arrivons au KURUPUTO avec un couple d’amis en fin d’après midi. Aucune des deux scènes encore prévues n’est prête et les personnes qui nous accueillent semblent perchées au LSD. Nous nous frayons un chemin entre les arbres et les pierres avant de trouver un endroit correct pour poser nos tentes car il n’y a pas de camping à proprement parler. A la nuit tombée, nous nous joignons au campement voisin pour manger et, malgré la musique qui retentit enfin, nous décidons d’aller dormir. Nous avons bien fait.

Un festival illégal

Le lendemain après midi, nous apprenons que les propriétaires du terrain n’étaient absolument pas au courant avant l’arrivée des premiers festivaliers du style d’événement qui allait avoir lieu ni que nous allions camper chez eux pendant plusieurs jours. L’unique WC disponible est rapidement bouché et il n’y a presque rien à manger sur place. L’organisation est submergée alors que moins d’une centaine de personnes sont arrivées.

On nous annonce également que la police est en chemin car trois femmes ont été agressées sexuellement pendant la nuit. Euh là c’est plus drôle du tout… On peut partir ???

Des organisateurs douteux

Une violente dispute éclate entre deux des organisateurs. Le fameux José, un gros bonhomme hirsute et visiblement alcoolisé, accuse son associé d’avoir volé de l’argent. 40 000 pesos semblent avoir mystérieusement disparus. Impossible alors des rembourser les entrées. Comme c’est pratique.

Alors que nous décidons de lever le camp et de prendre un bus en direction de San Marcos Sierra, petite enclave hippie au nord de la province, le bilan est plus que négatif. Nous avons dépenser 2 700 pesos pour moins de 12h de musique et beaucoup de stress.

A retenir pour éviter ce genre de plan foireux

  • Regarder comment se sont passées les éditions précédentes. Deux festivals Kuruputo avaient déjà eu lieu mais c’était il y a dix ans. Même de la part d’organisateurs honnêtes, réussir un festival d’une semaine nécessite une excellente organisation et surtout plusieurs années d’expérience.
  • Ecouter ton intuition. J’aurai pu me rendre compte que c’était mal parti dès le problème de la réception des places. Je sentais bien qu’il y avait quelque chose qui clochait mais je ne me suis pas écoutée. Autre chose : si tu n’as pas envie d’aller danser la nuit, n’y vas pas et ne te bourre pas de drogues dans l’espoir de passer une bonne soirée, surtout si tu es loin de chez toi.
  • Tenir tes proches au courant de ce que tu fais et où tu le fais, toujours.
  • Avoir à boire et à manger pour ne pas dépendre des prix exorbitants et du bon vouloir des organisateurs pour subvenir à tes besoins vitaux.
  • Avoir un plan B Ça arrive de se planter, c’est comme ça qu’on apprend !

Le bon coté des choses

Ceci dit, grâce à ce festival désastreux, j’ai revu mon amis Cosi rencontré un an et demi en arrière, lors de l’ARKANA au Pérou. Il était le rayon de soleil du KURUPUTO et il m’a fait cadeau de l’un de ses tableaux.

Voici son Instagram pour jeter un œil à son art coloré y psychédélique : koxsis@dmt_cuadros.

J’espère que cet article t’aura été utile et t’évitera de vivre ce genre de galère !

Et toi, as tu déjà du faire face à ce type d’arnaque ?

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Merci et à bientôt ❤

5 commentaires

  1. Sacré périple! Pour les festivals trance mon coeur bat pour Ozora en Hongrie… 6 ans que j’y vais chaque année ! Mis a part le Shankra en suisse Italienne, je n’ai pas encore osé en tester plus loin que l’europe! 😉

    Aimé par 1 personne

    • C’est la bas que j’ai commencé, c’est le début de mon éveil spirituel et je rêve du retourner !!😍 J’ai fait le universo parallelo aussi, ça t’intéresserait que j’écrive un article dessus ? ☺

      Aimé par 1 personne

      • Tu m’étonnes! Depuis que j’y suis allé la première fois, je suis tombé amoureuse du lieu, des gens,… bref c’est ma bouffée d’air frais de l’année!
        Oui carrément. Je ne connais pas du tout ce festival trance. 🙂

        Aimé par 1 personne

      • Oui! C’est juste magique ❤️
        J’aime toutes les structures/statut en bois!! Mais je n’ai jamais voulu faire le Boom car trop de monde… déjà que je trouve qu’avec les années Ozora deviens « trop peuplé »…. et en plus il le font quasi aux mêmes dates…

        Aimé par 1 personne

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